Appel à communication - Journée d’étude Les métamorphoses du corps dansant Vendredi 3 octobre 2008 ­ EHESS, Paris

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Au cours des dernières années, les approches développées par les sciences humaines et sociales, notamment l’histoire culturelle, ont conduit au renouvellement des recherches sur la danse. Danses populaires et danses de cour, danses de spectacle et danses de société, enseignement, théorisation, circulation et pratique de la danse sont en passe d’ouvrir autant de nouveaux espaces aux réflexions qui portent sur la sensibilité, les usages du corps ou la sociabilité.

Au sein de cette approche, le corps en mouvement constitue une thématique centrale. L’imaginaire qui lui est rattaché a circonscrit les différentes perceptions de la danse. En ce sens, les métamorphoses du corps dansant ont été les conditions de possibilité et les conséquences des pratiques de la danse, tant dans le domaine spectaculaire que dans celui des danses de société. La notion de métamorphose permet d’interroger la question de la diachronie dans l’histoire de la danse, qui ne serait plus conçue comme une évolution rationnelle et linéaire.

Aussi, on peut identifier trois axes de recherche pour cette journée d’étude sur les métamorphoses du corps dansant :
- la discipline du corps dansant : la géométrisation du corps, la danse comme discipline académique, la codification des danses, la formation du danseur

- les interactions dans la danse : le rapport danse / public, le couple dansant, la communauté en danse, le rapport entre la danse et les autres arts, la danse comme métissage culturel

- la perte de soi dans la danse : la danse et les passions, l’interdit religieux et moral, l’élément dionysiaque

La journée fonctionnera sur le mode de communications de 25 minutes, suivies d’un temps de discussion d’une quinzaine de minutes, en présence de discutants qui animeront le débat.

Les propositions (un résumé de 350 mots maximum) sont à envoyer à l’adresse
histoireculturelle.danse@gmail.com avant le 25 mai 2008, avec les informations suivantes : nom, prénom, téléphone, adresse électronique et une brève présentation de l’auteur.

Nous envisageons un projet de publication qui pourrait prolonger cette journée d¹étude.

Organisateurs :
Atelier d’histoire culturelle de la danse
Liz Claire, chercheuse associée au CETSAH (EHESS-CNRS)
Marie Glon, doctorante à l¹EHESS (CETSAH)
Sophie Jacotot, doctorante à l’Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne (CHS)
Vannina Olivesi, doctorante à l’Université de Provence Aix-Marseille I (UMR TELEMME).
Marion Rhéty, doctorante à l’Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne (CHS)
Juan Ignacio Vallejos, doctorant à l¹EHESS (CRH)

Cette journée d’étude est organisée grâce au soutien de l’école doctorale de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.

Ilustration : George Viner Ellis (1812-1900) et George Henry Ford (1809-1876), London, 1867. Chromolithograph. National Library of Medicine.

Conférence de Susan Buirge à l’IMEC Abbaye d’Ardenne (Caen) le 3 mars 2008

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Dans le cadre de l’option danse du département des Arts du Spectacle de l’Université de Caen / Basse-Normandie, l’IMEC ouvre ses portes pour accueillir un temps de réflexion sur l’oeuvre chorégraphique, Parcelle de Ciel (1985-86), et sur son auteur, Susan Buirge.

La conférence de Susan Buirge aura lieu à l’IMEC Abbaye d’Ardenne, le lundi 03 mars 2008 de 15h à 18h.

Il sera question ainsi du répertoire chorégraphique de Susan Buirge conservé dans le fonds danse de l’IMEC. L’univers poétique de Parcelle de Ciel (1985-86) sera l’occasion pour nous d’entrer dans la philosophie même de la danseuse, chorégraphe et pédagogue américaine.

Sera traité également le rôle de Susan Buirge dans l’émergence de la danse contemporaine et dans l’évolution des formes d’écriture chorégraphique contemporaines.
Une table ronde réunira l’artiste en personne, Susan Buirge, le directeur littéraire de l’IMEC, Albert Dichy, et la sémiologue de la danse, Valérie Colette-Folliot.
Le débat tournera autour de la question générique de la mémoire du danseur.

Enfin, nous tenterons de dégager les enjeux poétiques sous-jaccents et interrogerons la raisonnance des signes infrarationnels et tangibles qui traversent autant, différemment, en même temps et a posteriori l’imaginaire de la scène et celui de la salle du théâtre.

Infos pratiques:
Conférence de Susan Buirge
lundi 03 mars 2008 de 15h à 18h
IMEC - Abbaye d’Ardenne, Saint Germain La Blanche Herbe
Y aller en bus avec TWISTO !

Liens utiles :
Site dédié à cette manifestation
Site de l’IMEC
Site de Royaumont - CRCC - Susan Buirge
Site du département des Arts du Spectacle de l’Université de Caen / Basse-Normandie

Rencontre SUSAN BUIRGE à l’IMEC - Caen le 3 mars 2008

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Susan Buirge, dans le cadre du partenariat entre l’Université de Caen (département des Arts du Spectacle)* et l’Imec, viendra parler de son oeuvre le lundi 03 mars 2008 à l’Abbaye d’Ardenne.

La chorégraphe américaine Susan Buirge offrira aux étudiants et aux danseurs un temps de découverte dont la vocation est de mettre en lumière ses archives de danse autour de son emblématique pièce, Parcelle de ciel (1985).

A travers le regard poétique de Susan Buirge, nous interrogerons comment la danse contemporaine s’est profilée à l’horizon des années 1970 et ce qu’elle est devenue ; le contexte culturel et artistique dans lequel a émergé sa démarche chorégraphique, la philosophie même de son écriture chorégraphique, sa résonnance sur la vie des danseurs d’alors et d’aujourd’hui, retiendront en grande partie notre attention.

Grâce à l’Imec qui nous ouvre ses portes à l’Abbaye d’Ardenne, nous sommes extrêmement heureux et fiers d’accueillir Madame Susan Buirge, et nous vous convions à nous rejoindre lors de cette manifestation exceptionnelle, organisée aussi en guise d’hommage pour la grande dame qui bientôt s’envolera vers le Japon pour y aiguiser le corps qui danse.

Site internet dédié à cette rencontre
Site internet de l’IMEC
Site internet du département des Arts du Spectacle / UCBN
* Sur une idée de Valérie Colette-Folliot.

Création de la Société Française d’Ethnoscénologie SOFETH, association l. 1901

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ethnoscenologie

J’ai le plaisir de vous annoncer la création de la Société Française d’Ethnoscénologie SOFETH, une association loi 1901 (publication au JO du 24/11/07).
Cette nouvelle association est née de la volonté de quelques jeunes chercheurs de se structurer en réseau, tant sur le plan national qu’international.

La Société Française d’Ethnoscénologie a pour ambition de promouvoir la collaboration et l’échange d’information entre les individus et les organisations qui s’intéressent à la recherche en ethnoscénologie.

Nous souhaitons, par cette association, fédérer les chercheurs et susciter des recherches en ethnoscénologie ; développer l’enseignement et la formation en général (universités, associations, institutions, etc.) ;
initier l’édition d’archives et de travaux scientifiques ; organiser des conférences, séminaires, journées d’étude, colloques…

Nous essaierons, outre les activités de la SOFETH, d’informer sur l’ensemble de l’actualité scientifique et artistique (enseignements et formations, colloques, conférences et journées d’étude, travaux d’étudiants et soutenances, publications), en n’oubliant pas les informations diverses ni les liens vers d’autres groupements de chercheurs, institutions et associations grâce à la construction d’un site internet bientôt disponible à la consultation. Nous ne manquerons pas de vous en tenir informés ainsi que de la poursuite de nos activités et manifestations.

Nathalie Gauthard
Université de Nice Sophia-Antipolis
Présidente de la SOFETH

Coordonnées :
SOFETH
A l’attention de Nathalie GAUTHARD
Université de Nice Sophia Antipolis
Faculté des Lettres Arts et Sciences Humaines
98 bd E. Herriot BP 3209
06204 Nice Cedex 3

Email : gauthard@unice.fr

Appel à communications : Les arts de la scène à l’épreuve de l’histoire : les objets et les méthodes de l’historiographie

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Colloque international organisé à l’Université de Nice-Sophia Antipolis

Direction scientifique et Comité d’organisation : Roxane Martin, Marina Nordera

Théâtre de Valrose (Nice), les 12, 13 et 14 mars 2009

Depuis une dizaine d’années, les recherches en histoire des spectacles se sont orientées vers de nouvelles voies. Parfois incluses dans une « histoire culturelle » plus large, elles se sont progressivement affranchies de la dimension normative qui présidait souvent à une historiographie jusqu’alors centrée sur une perspective canonique. Des travaux ont vu le jour récemment ; chacun concerne une époque ou une pratique scénique en particulier, mais tous s’inscrivent dans cette démarche commune qui consiste à réévaluer les objets et les méthodes de l’historiographie de façon à rendre compte des implications à la fois esthétiques, sociologiques et politiques d’un art scénique conçu comme pratique spectaculaire et culturelle au sens large.

Au vu de ce renouveau de la réflexion théorique, il semble pertinent de rassembler au sein d’un colloque international les chercheurs qui ont travaillé sur ces questions. Inscrite au cœur de la plupart des recherches actuelles, la réflexion épistémologique semble d’autant plus s’imposer aujourd’hui que les frontières entre théâtre, danse, mime, performance, opéra, cirque et music-hall ne sont plus opérantes pour comprendre l’état et les enjeux des scènes contemporaines. Ce colloque souhaite étendre la réflexion sur une large période et favoriser la rencontre entre historiens, musicologues, spécialistes de la danse et du théâtre. Il cherchera à identifier les opérations de sélection, de légitimation et de canonisation qui ont fait autorité dans la pratique historienne et qui ont souvent conduit à occulter des innovations scéniques dont l’héritage se mesure pourtant dans les créations d’aujourd’hui.

Ce colloque s’intéressera plus particulièrement au contexte français. Héritière des canons et des hiérarchies mis en place sous l’Ancien Régime, l’historiographie française a sans doute davantage souffert du poids de l’académisme que celle des pays européens. De fait, souhaitant circonscrire l’analyse à la question des influences des politiques culturelles sur le façonnement des outils méthodologiques utilisés en historiographie, on limitera les investigations sur une période allant de 1635 (création de l’Académie française des Belles-lettres [1] à 1906 (abolition de la censure dramatique). Ces dates, encadrant une période suffisamment large pour permettre des analyses à la fois transdisciplinaires, transhistoriques et transgénériques, ont semblé propices à servir de jalons à une réflexion commune dont les enjeux seront de réévaluer, à l’aune d’une méthodologie nouvelle que ce colloque cherchera à bâtir, les critères qui ont longtemps prévalus dans la reconstruction de l’art scénique du passé.

Axes de recherches
Au regard de la problématique posée, plusieurs pistes s’offrent à la réflexion :

I. Les sources
On s’intéressera, par exemple, aux sources à partir desquelles le chercheur reconstruit l’art scénique du passé. Livrets de scène, iconographies, partitions musicales, chorégraphiques et scéniques, dossiers de presse, rapports de censure, maquettes de décors et de costumes, témoignages de contemporains, journaux intimes, correspondances, objets et accessoires divers, sont autant de documents précieux pour l’historien des spectacles, mais que l’historiographie a longtemps ignorés. On cherchera alors à montrer en quoi l’exploitation d’une source, surtout insolite, peut éclairer, voire réévaluer la connaissance d’une pratique scénique en particulier. Cette démarche s’inscrira dans une perspective plus large qui consistera à identifier les répercussions que l’analyse d’un document peut avoir sur l’histoire d’un genre ou d’une discipline artistique telle qu’elle demeure aujourd’hui conceptualisée.

II. La périodisation
Le problème de la périodisation en histoire sera également posé. On s’interrogera par exemple sur les qualificatifs « baroque », « classique » ou « romantique » appliqués à la danse, à la musique ou au théâtre. On cherchera à dater l’apparition de ces termes et à expliquer en quoi ils ont pu paraître opérants, à un moment donné, pour caractériser un courant esthétique, une forme, un ensemble d’œuvres en particulier. On pourra également réfléchir sur la périodisation imposée en histoire par les dates de publication des traités théoriques. En réservant une attention particulière aux manifestes (qui ne sont pourtant qu’une source historiographique parmi tant d’autres), les historiens ont souvent fait se correspondre théorisation et innovation. Une absence de théorisation ne prouve pourtant pas nécessairement un défaut d’innovation, et inversement. En identifiant les enjeux de ces théorisations, on cherchera alors à déterminer en quoi un traité théorique a pu faire date dans l’histoire des spectacles et conduire les historiens à établir des périodisations qui ne sont pas forcément cohérentes pour rendre compte des enjeux esthétiques, sociaux et politiques qui ont motivé la production scénique d’une époque.

III. Les taxinomies
La question des taxinomies (et des hiérarchies qui en découlent) pourra également former l’enjeu d’une étude particulière. On s’attachera, par exemple, à montrer en quoi les pouvoirs politiques, souhaitant codifier la pratique scénique, ont pu imposer des classifications entre genres « nobles » et genres « bas », entre spectacles « pour l’élite » et spectacles « pour le peuple », que les historiens ont ensuite reprises à leur compte sans chercher à les déstabiliser. On pourra aussi interroger la notion de « chef d’œuvre » et analyser en quoi certaines œuvres, une fois consacrées, ont pu servir à créer de nouvelles classifications en s’édifiant comme les modèles à partir desquels ont été analysées toutes les productions d’une époque. On pourra enfin réfléchir sur la question de la postérité et expliquer en quoi certains dramaturges et chorégraphes ont pu être élevés au rang des « grands auteurs » au détriment d’autres, relégués de fait dans la catégorie des artistes secondaires ou mineurs.

IV. Les disciplines
On s’attachera enfin à montrer combien l’interdisciplinarité entre théâtre, danse et musique peut enrichir la connaissance des pratiques scéniques françaises des XVIIe-XIXe siècles. On analysera, par exemple, la fonction dramaturgique d’une musique de scène ou d’une danse intégrée dans un drame ou une comédie. On pourra également mettre en perspective la façon dont l’esthétique du ballet a pu être renouvelée au contact des genres dramatiques, et inversement (par exemple, les influences réciproques du ballet-pantomime et de la féerie/mélodrame dans les premières décennies du XIXe siècle). Dans tous les cas, il s’agira de mettre en perspective la façon dont la séparation du théâtre, de la danse et de la musique en disciplines distinctes a pu conduire l’historiographie à occulter certaines caractéristiques esthétiques, pourtant essentielles à une meilleure compréhension de ces formes.

Les propositions de communication (un titre, 15 lignes de présentation et une bio-bibliographie) sont à envoyer avant le 31 mars 2008 à Marina.Nordera@unice.fr  et à Roxane.Martin@unice.fr

Une réponse vous sera donnée pour le 30 avril 2008.

L’organisation prendra en charge l’hébergement et les repas pendant toute la durée du colloque.

Roxane Martin est Maître de Conférences en études théâtrales à l’Université de Nice.
Marina Nordera est Professeur en danse à l’Université de Nice.

Notes :
1. A laquelle succèderont les créations de l’Académie de la Danse (1661) et de l’Académie Royale de Musique (1669).

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