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- Première intervention : 1er Mai à 10h30 Caen, Place Saint Pierre.
- Seconde intervention : 1er Mai à 14h30 Paris, Place de la République.

L’intervention urbaine du 1er Mai 2011 d’ALEXIS DEBEUF vise à placer un signe ambigu au sein des traditionnels défilés de la fête du travail. Il détourne un slogan commercial de sa fonction première et interroge l’espace public de la rue au moment où elle devient espace de revendication.

Le slogan “TOUT DOIT DISPARAÎTRE” peut évoquer une certaine violence une fois sortie de son contexte. Sa forme éclatée dans laquelle il se présente peut se voir comme une explosion et ainsi évoquer la guerre ou le terrorisme. C’est aussi une manière d’évoquer et de jouer avec le sentiment de “peur” dans lequel essaie de nous faire évoluer le pouvoir en place.

Cette action est aussi une réponse à la constante récupération par les agences publicitaires des discours contestataires pour vendre “le forfait révolutionnaire”, pour “s’unir tous ensemble contre la vie chère” ou pour “interdire d’interdire de vendre moins cher”. Ces agences réconcilient presque les intérêts des capitalistes conservateurs et l’iconographie contestataire. Toutes ces publicités jouent sur l’idée du “rassemblement” et donne l’illusion que le combat d’aujourd’hui est celui de la consommation.

La couleur noir de la banderole évoque celle de l’anarchisme mais elle porte un slogan commercial détourné qui évoque le changement avec une ambiguïté fructueuse. L’impossibilité de la réalisation de ce slogan “TOUT DOIT DISPARAÎTRE” ouvre a contrario le champ des possibles et la préfiguration de nouvelles utopies.

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Galerie Hypertopie
Alexis Debeuf

Image : DR - Alexis Debeuf