Projection de vidéos d’Anna Ventura à la Mairie de Caen le 24 novembre 2009

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A noter que La Ventura Cie est également invitée à la première édition du festival Frame Research, festival international de vidéos danses, manifestation consacrée aux multiples interactions possibles entre la danse et le multimédia.
Deux vidéos danses d’Anna Ventura y seront projetées.

HS (HERIDA SUPERFICIAL) - 5’
Huis clos cinématographique d’après le rôle de Romy Schneider dans  « l’important c’est d’aimer » de A. Zulawski
Réalisation Anna Ventura.

BODYFLOWER  - 9’
Des pétales de nacre recouvrent peu à peu un corps dansant. Le corps devient fleur.
Réinterprétation du tutu de la danseuse classique ou fossilisation du mythe de la ballerine.
Réalisation Anna Ventura.

FRAME RESEARCH
Fabrica de movimentos
Rua do Almada, 424 – 2°esq.frt
4050-032 Porto/Portugal
tel +351 222 011 362
SITE WEB

Manta : un spectacle parfaitement réussi !

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Dans Manta, Héla Fattoumi est en tous points remarquable ! Elle ne cesse de gagner en assurance et les Fattoumi-Lamoureux assistés, soulignons-le, de Pauline Le Boulba, ancienne étudiante en option danse du Département des Arts du Spectacle de l’Université de Caen, se sont attelé à un ouvrage d’envergure : concevoir l’action chorégraphique sous l’aspect non pas théâtral mais dramaturgique.
Pari tenu au bénéfice d’une pièce dont le fil conducteur, quoique décousu en apparence, dévide un propos percutant, passionné et passionnant.
Visiblement, ce qui est montré est vécu de toute autorité, d’où la majesté de la scène maîtresse Manta quand Héla Fattoumi évolue en contre-jour dans le lointain, comme un astre au firmament zénithal. D’aucuns auraient pu dire qu’elle danse avec résolution et détermination, elle danse “en vérité” tant la chorégraphie est pensée, intériorisée, viscérale et cérébrale à la fois, méditée.
Ce couple dans la vie (Héla Fattoumi et Eric Lamoureux) fait un beau duo sur scène (bien qu’il s’agisse là d’un solo de femme, celui d’Héla qui en l’occurrence revient sur son enfance et sur ses origines tunisiennes)… Oui en effet, la mise en scène est vraiment chargée de sens, portée de bout en bout par des partis pris intéressants dont celui du
féminisme sur la religion musulmane contemporaine occidentale. Sans hésitation, le solo Manta est une réussite pour les Fattoumi-Lamoureux : la danseuse capte notre attention sans un instant de relâche. Du début jusqu’à la fin de l’heure et dix minutes en question, Héla Fattoumi reste et demeure toute concentrée sur son état de corps - condensé. Et véritablement, ce solo marque à mes yeux un rebondissement dans l’œuvre des Fatlam, sous-tendu par le rôle subtil, sensible et clairvoyant d’une jeune artiste, Pauline Le Boulba.
N’y pourrions-nous voir, en Manta, un tournant dans la carrière chorégraphique même d’Héla Fattoumi et d’Eric Lamoureux tant est aboutie la stylisation de cette danse arrivée à son comble, totalement, respirée, inspirée, pleinement justifiée sans nulle ornementation ni faux-semblant, sans artifice, avec un sens aigu de l’épure et avec même un certain classicisme : oui j’ai aimé Manta pour ces raisons, je l’ai vraiment apprécié pour ces temps de danse rhétoriques, rythmés par des ellipses qui les font progresser plus avant vers un point culminant à la fin dans la séquence de la chanteuse “pop” qui résume effectivement tout l’argument, toute la problématique brûlante de nos jours autour du voile islamique dans nos sociétés modernes. Ce discours sur l’émancipation de la femme n’est que délectation pour l’esprit libre.
Et j’adore ça.
Les anachronismes (narratifs si l’on veut) dépassent la simple reconstitution “naturaliste” du sujet, l’arabe musulmane ; il n’y a pas de volonté particulière consistant à calquer ladite réalité, ou l’actualité, mais plutôt dans ce solo, se lit une envie délirante de dévoiler le réel des femmes maghrébines qui sont étouffées, par trop emprisonnées dans leur Safsari, ce voile blanc qui est vécu comme une “cage de tissus” selon la formule des Fattoumi-Lamoureux. Ainsi donc Manta propose une suite de visions sur la libération du deuxième sexe et Manta ressemble aussi moins à un solo qu’à un plaidoyer. C’est une chorégraphie effectivement engagée, militante car exutoire, et c’est surtout à mes yeux éblouis une catharsis contre l’obscurantisme.
Manta va bien au-delà de la proprioception que nous sert habituellement la danse gymnique. C’est une pièce de caractère, au tempérament très affirmé qui renoue en cela avec le duo fondateur Husaïs tant le ton du discours chorégraphique est intense, et nous parle vrai. Dans les deux cas de figure en effet, une force du regard nous surprend qui prend au corps.

Au final, Manta ne parvient-il pas à nous réconcilier dans “l’entre l’autre” selon les termes empruntés à Christine Rouquet, auteur d’un récent et brillant ouvrage éponyme sur la danse des Fattoumi-Lamoureux ? Aussi Manta trouble-t-elle par ses atours, son charme puissant et moins oriental qu’universel. Avec une grande économie de moyens, Manta force le respect de par sa force intérieure, de par la vérité en jeu, révélé dans sa plus parfaite humanitude et marqué au sceau d’une présence scénique de
l’artiste qui sait mettre à nu le sujet en rupture de banc.
Et cette danse-là est libératrice, elle aide, et je forcerais volontiers le trait en suggérant qu’elle pourrait même aider à combattre la misanthropie !

Valérie Colette-Folliot,
Le 19 novembre 2009

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Manta
, création 2009
chorégraphie : Héla Fattoumi, Éric Lamoureux
interprétation : Héla Fattoumi

Ce spectacle fut donné le mardi 17 novembre 2009 au Théâtre de Vire, Théâtre du Préau / Centre Dramatique Régional.
http://www.lepreaucdr.fr/
theatre@lepreaucdr.fr

Manta sera programmé sur Caen les 30 novembre et 1er décembre à 20h30 à la Halle aux Granges, 13 rue du Carel 14000 Caen,  dans le cadre des soirées YES OUI DANSE.
Plus d’informations sur le site www.ccncbn.com ou au 02 31 85 73 16

A noter également :
Work in progress #2 Just to dance… le jeudi 19 novembre 2009 à 19h à la  Halle aux Granges / Caen
Les work in progress sont des temps de partages des avancées chorégraphiques de la nouvelle création d’Héla Fattoumi et Eric Lamoureux Just to Dance… réunissant 9 danseurs venus d’Afrique, du Japon et d’Europe et 2 musiciens (Camel Zekri et Dominique Chevaucher), sorte de « bloc d’humanité et de diversités» qui sera créée à l’Espace des Arts – Scène nationale de Chalon-sur-Saône les 14 et 15 janvier 2010.
Entrée libre sur réservations au 02 31 85 73 16

Illustration : © Laurent Philippe.

DAS SYNTHETISCHE MISCHGEWEBE expose GLEISDREIECK - JONCTION DES VOIES TRIANGULAIRES à l’atelier central de la Fonderie Herouville St Clair

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Dans le cadre du projet MUR*MURS, autour des 20 ans de la chute du mur de Berlin, DAS SYNTHETISCHE MISCHGEWEBE expose du 2 au 13 décembre 2009 à l’Atelier central de la Fonderie, à Hérouville Saint-Clair.

Une série de manifestations ponctueront cette exposition :
- Des performances auront lieu le samedi 5 décembre 2009 à 20h30.
- Une lecture de Triling de Jean René Lassalle par le groupe Murmures sera proposée le samedi 12 décembre 2009 jusqu’à 22h00.
- Une série d’improvisations des élèves et étudiants en danse contemporaine du Département de Danse du Conservatoire de Caen sera proposée le vendredi 11 décembre 2009 de 18h30 À 21h00.

Guido Huebner est né à Berlin le 26 mars 1963, jour où Kennedy prononça une phrase devenue célèbre : « Ich bin ein Berliner ». Le mur sépare alors la ville depuis le mois d’août 1961 et grandir à Berlin Ouest n’est pas très éloigné de la vie sur une île.
Fondateur du groupe pluridisciplinaire, imprégné d’une forte culture graphique et très influencé par les arts plastiques : « Das Synthetische Mischgewebe », Guido Huebner investit rapidement le terrain de la performance et de la création musicale, dans le sillon de ce que l’on appelle « la musique industrielle ».
Schématiquement, la branche berlinoise de ce mouvement musical et plastique s’ancre dans l’affrontement entre capitalisme et communisme. Les artistes rejettent violemment, et de manière égale, la vitrine ostentatoire de la société de consommation qu’est devenu Berlin Ouest et la violence de l’asservissement et de la répression de l’autre côté du mur. Comme beaucoup, Guido Huebner a connu une famille séparée par le mur, les attentes interminables aux postes frontières et ces proches qui deviennent peu à peu des étrangers.
Ayant quitté Berlin pour Barcelone avant l’effondrement de la RDA et, installé à Caen depuis plus de 10 ans, Guido Huebner est bien évidemment particulièrement sensible à l’anniversaire des 20 ans de la chute du mur.
« Gleisdreieck » est à l’origine une gare de tramway berlinoise (S-Bahn), faisant la jonction entre les trois branches du réseau historique construit en 1902. En 1961, sa plateforme inférieure devient le terminus de la ligne U2 du réseau est allemand, alors que passe le réseau ouest allemand sur sa partie supérieure. Toute une partie des terrains et des bâtiments occupés par l’ancienne gare est laissée à l’abandon, transformée en no man’s land, suspendue entre l’Est et l’Ouest. Depuis la chute du mur, une partie de Gleisdreieck a été reconvertie en station de métro et, le reste a été rasé pour laisser la place à un parc.
Le projet « Gleisdreieck » est de proposer un espace permettant tout à la fois d’apporter un témoignage sans nostalgie sur une ville et le travail artistique de ceux qui sont nés avec le mur, de se réapproprier l’héritage des années 80 et de le confronter aux travaux récents de DSM. En ce sens, il tient à la fois de l’installation plastique, de l’installation sonore et peut être le lieu de performances.

DAS SYNTHETISCHE MISCHGEWEBE
GLEISDREIECK - JONCTION DES VOIES TRIANGULAIRES
Atelier central de la Fonderie
Parking du BIG-BAND CAFÉ
Hérouville St Clair

Exposition ouverte tous les jours de 15h00 à 18h30
FERMÉ SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2009

http://dsmischgewebe.over-blog.com/
http://www.wharf-art.com/

Illustration : Katherine White | Source

le CCN de Caen Basse Normandie propose Les mardis de la danse, un cycle de conférences, 1er volet : La danse, une histoire de femmes ? le mardi 24 novembre 2009 à 18h30 / Halle aux Granges, Caen

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Rendez-vous pour un temps de réflexion et de discussion autour des sujets de la danse resitués dans l’histoire et l’esthétique de l’art chorégraphique et en relation avec les temps forts de création du CCN de Caen / Basse Normandie.

Afin d’aller plus loin dans l’imaginaire du corps dansant, afin d’en éclairer la mythologie, ces rencontres-débats invitent le public à se saisir du Texte chorégraphique sous-jacent.

Dès lors que le danseur investit nos pensées en prenant possession de la scène, que se passe-t-il et surtout que se dit-il à cet instant ?
Quelle “fable” raconte-t-il ?

Ce nouveau rendez-vous au CCN de Caen / Basse Normandie sera l’occasion de faire un éclairage sur les femmes marquantes de la danse et de rendre hommage à l’univers artistique de Pina Bausch.
La danse, une histoire de femmes ?
Conférence animée par Valérie Colette-Folliot, sémiologue du corps dansant
Mardi 24 novembre 2009 à 18h30 à la Halle aux Granges

Lire la NewsLetter du CCN de Caen / Basse Normandie


Centre Chorégraphique National de Caen/Basse Normandie

L’administration

10 rue Pasteur - BP75411 - 14054 CAEN Cedex 4
Tél. : 02 31 85 73 16
www.ccncbn.com

L’espace de création
Halle aux Granges - 13 rue du Carel - 14000 CAEN
Situez via GoogleMaps

Illustration  : Olly Moss Venus | Source

Regards 18 / En Noms Propres (rendez-vous trimestriel des expressions chorégraphiques) le samedi 28 novembre 2009 à 18h00 à la MJC du Chemin Vert, Caen

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Les Regards reviennent…
Ces rendez-vous trimestriels des expressions chorégraphiques et autres proposés par la compagnie Dernier Soupir et la compagnie V.O.

Regards 18 / En Noms Propres le samedi 28 novembre 2009 à 18h00

Des propositions (surprises !) de Anna Esnault-Carcuac, Sophie Quénon, Cécilia Emmenegger, Alice Kinh, Myriam Lotton, Charlotte Leroy, Larbi benBelkacem, Patrick Chéradame, Véronique Ben Ahmed et Sophie di Stefano.

M.J.C. du Chemin Vert
1, rue d’Isigny, CAEN

Tarif : à discrétion

Réservation :
par téléphone : 02 31 24 45 51 ou 06 09 03 85 05
Par email : compagnievo@hotmail.fr

Attention petite jauge !

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