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PAUPIERE

A propos de PAUPIERE :
” La sculpture monumentale, l’araignée de Louise Bourgeois m’est apparue comme une évidence pour ce projet. Ses œuvres découvertes au musée d’Art moderne de Paris m’ont touchée physiquement et ses écrits m’ont questionnée.

L’ ARAIGNEE, pourquoi cette œuvre plutôt qu’une autre ? Cette araignée géante, je me rappelle l’avoir observée longtemps. Être passée entre ses pattes, m’être laissée saisir par la bête sous son thorax. La forme de l’objet, sa taille monumentale, sa matière (en fer) et le choix de l’animal créent une sensation d’emprisonnement, d’oppression et à la fois de protection. Étrange cabane sur le moment ?
Et si cette bête existait? Frêle, perchée et presque sans poids, elle semble cependant toute puissante par sa large assise, sa grandeur et ses huit pattes. Elle trouble.
La forme et le souvenir de cette rencontre me donnent une direction de recherche sur le mouvement pour investir ce corps de femme – insecte – arachnéen sans yeux pour voir. Certaines araignées sont pratiquement aveugles et ne perçoivent que des vibrations et des ondes.

L’installation plastique de ce solo pose volontairement un lieu imaginaire, anachronique et une dimension fantastique. Elle est la continuité d’un travail commencé en 1996, intitulé « les cocons » (structures) mis en scène par la lumière dans des boîtes noires. Ici pour la scénographie de PAUPIERE, l’objet est surdimensionné et posé dans l’espace de danse encore une fois réduit comme souvent dans mon travail.
Pour renforcer l’univers, je diffuserai une composition musicale contemporaine pour instruments à cordes d’Henrick Gorecki.”

DISTRIBUTION:
chorégraphe : Sophie Lamarche Damoure
direction musicale : Henrick Gorecki
orchestration : Kronos Quartet
décors / scénographie : Sophie Lamarche Damoure
costumes : Sophie Lamarche Damoure
création lumières : Nicolas Girault
création bande son : Nicolas Girault
autre(s) collaboration(s) artistique(s) : Marine Fourniol – Regard extérieur

Entracte

SANS TITRE

A propos de SANS TITRE:
« Il y a comme ça des petites perles insoupçonnées qui méritent qu’on s’arrête un instant. Un fauteuil, une longue robe, et un très joli solo de 20′ chorégraphié et dansé par Sophie Lamarche Damoure.

Elle vient de Normandie. Elle est discrète comme une petite souris, sensible et singulière. Sa singularité tient à son vocabulaire gestuel et à son mouvement, joliment dessinés et dansés dans une vérité touchante. Le regard en l’air et le doigt sur la bouche, elle écrit des signes avec son corps, comme si elle avait à nous dire le secret de son histoire. Le titre de son solo «Sans titre» est à cet égard révélateur.

Son histoire à elle, c’est sans doute l’expérience d’un passage, éclaté, dont elle refait le trajet pour en recoller les morceaux épars. Les mouvements désordonnés, saccadés vibrent dans toutes les dimensions et se transmettent comme une onde. En-avant, en arrière et sur le côté, elle joue avec la vitesse et la fluidité de son corps, toujours tenu, dont elle cherche la cohérence.

Une marche sur le côté - en appui sur une cheville pliée - ou une lente avancée en tension sur les doigts de pieds jusqu’à l’extrémité de l’extension, disent l’univers subtil et attachant de Sophie. Elle est une sorte d’extra-terrestre, entre ciel et terre, débarquée de l’intimité, la sienne sans doute, dont elle parle avec des mots directs et évocateurs, parfois en demi-teinte, parfois dans l’urgence du désarroi d’un corps qui tente sa propre reconstruction.

A mi-hauteur, puis debout, son regard effrayé laisse échapper un sourire paradoxal qui joue sur l’ambiguïté de l’effroi et de la tendresse partagés. Cette ambiguïté humaine est en effet paradoxale. D’une chute sur les fesses en petites frappes à l’intérieur des cuisses, Sophie Lamarche range ses pieds sous sa robe. Instinct de protection que les enfants recherchent en se lovant sur eux-mêmes.

De dos, elle avance à genoux, l’index dressé en l’air, et refait en amont le chemin de sa mémoire lointaine ou proche, pour y trouver la source de quelque chose qui n’existe pas encore ? Sans doute une douleur a-t-elle précédé cette danse. Sophie Lamarche en porte le poids et l’élégance ».
   Michel Vincenot, Espaces pluriels scène conventionnée danse Théâtre de Pau / Béarn, le 4 juillet 2007

DISTRIBUTION:
chorégraphe : Sophie Lamarche Damoure
costumes : Sophie Lamarche Damoure
création lumières : Nicolas Girault
composition musicale : Nicolas Girault
La compagnie ITRA est soutenue par la Région de Basse-Normandie, le Département du Calvados, l’Odia Normandie pour la diffusion hors région, la Mairie de Thury-Harcourt et la Mairie de St-Rémy / Orne (lieux de répétitions). Elle remercie l’association Chorège et la Cie Beau Geste pour la pièce Paupière, le CCN de Caen pour les répétions et toutes les personnes qui de près ou de loin soutiennent le travail d’ITRA.

Compagnie ITRA
T. 02 31 79 74 88
M. 06 24 36 00 43
E. itra.sld@wanadoo.fr

INFOS PRATIQUES :
Spectacles proposés les 8 et 9 AVRIL 2008 à 20h30

HIPPOCAMPE
6 impasse Dumont / CAEN
Attention jauge limitée
Réservations au 02 31 79 74 88 ou itra.sld@wanadoo.fr.
PT 9€ - TR 5€ (chômeurs, intermittents, etc.)

illustration : L. Fontana “Concept spatial, la fin de Dieu”