Rencontre SUSAN BUIRGE à l’IMEC - Caen le 3 mars 2008

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Susan Buirge, dans le cadre du partenariat entre l’Université de Caen (département des Arts du Spectacle)* et l’Imec, viendra parler de son oeuvre le lundi 03 mars 2008 à l’Abbaye d’Ardenne.

La chorégraphe américaine Susan Buirge offrira aux étudiants et aux danseurs un temps de découverte dont la vocation est de mettre en lumière ses archives de danse autour de son emblématique pièce, Parcelle de ciel (1985).

A travers le regard poétique de Susan Buirge, nous interrogerons comment la danse contemporaine s’est profilée à l’horizon des années 1970 et ce qu’elle est devenue ; le contexte culturel et artistique dans lequel a émergé sa démarche chorégraphique, la philosophie même de son écriture chorégraphique, sa résonnance sur la vie des danseurs d’alors et d’aujourd’hui, retiendront en grande partie notre attention.

Grâce à l’Imec qui nous ouvre ses portes à l’Abbaye d’Ardenne, nous sommes extrêmement heureux et fiers d’accueillir Madame Susan Buirge, et nous vous convions à nous rejoindre lors de cette manifestation exceptionnelle, organisée aussi en guise d’hommage pour la grande dame qui bientôt s’envolera vers le Japon pour y aiguiser le corps qui danse.

Site internet dédié à cette rencontre
Site internet de l’IMEC
Site internet du département des Arts du Spectacle / UCBN
* Sur une idée de Valérie Colette-Folliot.

Le site du festival ANTIPODES 2008 qui aura lieu au Quartz de Brest est en ligne

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Le site du festival ANTIPODES 2008 qui aura lieu au Quartz de Brest est en ligne à l’adresse suivante !

Ce festival aura lieu du 2 au 15 mars 2008 au Quartz de Brest et dans les environs…

alleRetour et L’Ensemble de Basse-Normandie présentent Sarao création 2008 les 12, 13 et 14 février 2008 à 20h30 à l’Hippocampe, Caen

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La compagnie alleRetour et L’Ensemble de Basse-Normandie présentent Sarao création 2008 les 12, 13 et 14 février 2008 à 20h30 à l’Hippocampe

Chorégraphie d’Emanuela Ciavarella et de Jesús Hidalgo

Sarao est un projet de recherche chorégraphique et musical écrit pour 4 danseurs et un quatuor à cordes autour de la Sarabande.
Musicalement, le fil conducteur s’appuie sur les Sarabandes des Suites pour violon de Bach. Ensuite, une commande d’écriture de Sarabandes contemporaines a été passée à trois compositeurs : Jean-Louis Agobet, Martin Matalon et Pascal Zavaro.

Comme dans le travail d’écriture chorégraphique et d’interprétation du danseur, nous voulons voir de quelle manière un compositeur actuel s’approprie ce sujet où la danse a été le point de départ. Nous voulons comprendre comment cette danse ancienne habite notre corps contemporain ; quel type de matière et d’écriture gestuelle et quelle relation à l’écriture musicale, au rythme, à l’espace, peuvent s’en dégager.
Tant de questions auxquelles nous ferons face avec la complicité des interprètes, musiciens et danseurs.

Emanuela Ciavarella et Jesús Hidalgo, chorégraphes

Renseignements et réservations (conseillées) :
02 31 85 93 52
alleretourdanse@wanadoo.fr

L’Hippocampe
6, impasse Dumont 14000 Caen

liens
alleretour.com
l’ensemble

Création de la Société Française d’Ethnoscénologie SOFETH, association l. 1901

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ethnoscenologie

J’ai le plaisir de vous annoncer la création de la Société Française d’Ethnoscénologie SOFETH, une association loi 1901 (publication au JO du 24/11/07).
Cette nouvelle association est née de la volonté de quelques jeunes chercheurs de se structurer en réseau, tant sur le plan national qu’international.

La Société Française d’Ethnoscénologie a pour ambition de promouvoir la collaboration et l’échange d’information entre les individus et les organisations qui s’intéressent à la recherche en ethnoscénologie.

Nous souhaitons, par cette association, fédérer les chercheurs et susciter des recherches en ethnoscénologie ; développer l’enseignement et la formation en général (universités, associations, institutions, etc.) ;
initier l’édition d’archives et de travaux scientifiques ; organiser des conférences, séminaires, journées d’étude, colloques…

Nous essaierons, outre les activités de la SOFETH, d’informer sur l’ensemble de l’actualité scientifique et artistique (enseignements et formations, colloques, conférences et journées d’étude, travaux d’étudiants et soutenances, publications), en n’oubliant pas les informations diverses ni les liens vers d’autres groupements de chercheurs, institutions et associations grâce à la construction d’un site internet bientôt disponible à la consultation. Nous ne manquerons pas de vous en tenir informés ainsi que de la poursuite de nos activités et manifestations.

Nathalie Gauthard
Université de Nice Sophia-Antipolis
Présidente de la SOFETH

Coordonnées :
SOFETH
A l’attention de Nathalie GAUTHARD
Université de Nice Sophia Antipolis
Faculté des Lettres Arts et Sciences Humaines
98 bd E. Herriot BP 3209
06204 Nice Cedex 3

Email : gauthard@unice.fr

Appel à communications : Les arts de la scène à l’épreuve de l’histoire : les objets et les méthodes de l’historiographie

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Colloque international organisé à l’Université de Nice-Sophia Antipolis

Direction scientifique et Comité d’organisation : Roxane Martin, Marina Nordera

Théâtre de Valrose (Nice), les 12, 13 et 14 mars 2009

Depuis une dizaine d’années, les recherches en histoire des spectacles se sont orientées vers de nouvelles voies. Parfois incluses dans une « histoire culturelle » plus large, elles se sont progressivement affranchies de la dimension normative qui présidait souvent à une historiographie jusqu’alors centrée sur une perspective canonique. Des travaux ont vu le jour récemment ; chacun concerne une époque ou une pratique scénique en particulier, mais tous s’inscrivent dans cette démarche commune qui consiste à réévaluer les objets et les méthodes de l’historiographie de façon à rendre compte des implications à la fois esthétiques, sociologiques et politiques d’un art scénique conçu comme pratique spectaculaire et culturelle au sens large.

Au vu de ce renouveau de la réflexion théorique, il semble pertinent de rassembler au sein d’un colloque international les chercheurs qui ont travaillé sur ces questions. Inscrite au cœur de la plupart des recherches actuelles, la réflexion épistémologique semble d’autant plus s’imposer aujourd’hui que les frontières entre théâtre, danse, mime, performance, opéra, cirque et music-hall ne sont plus opérantes pour comprendre l’état et les enjeux des scènes contemporaines. Ce colloque souhaite étendre la réflexion sur une large période et favoriser la rencontre entre historiens, musicologues, spécialistes de la danse et du théâtre. Il cherchera à identifier les opérations de sélection, de légitimation et de canonisation qui ont fait autorité dans la pratique historienne et qui ont souvent conduit à occulter des innovations scéniques dont l’héritage se mesure pourtant dans les créations d’aujourd’hui.

Ce colloque s’intéressera plus particulièrement au contexte français. Héritière des canons et des hiérarchies mis en place sous l’Ancien Régime, l’historiographie française a sans doute davantage souffert du poids de l’académisme que celle des pays européens. De fait, souhaitant circonscrire l’analyse à la question des influences des politiques culturelles sur le façonnement des outils méthodologiques utilisés en historiographie, on limitera les investigations sur une période allant de 1635 (création de l’Académie française des Belles-lettres [1] à 1906 (abolition de la censure dramatique). Ces dates, encadrant une période suffisamment large pour permettre des analyses à la fois transdisciplinaires, transhistoriques et transgénériques, ont semblé propices à servir de jalons à une réflexion commune dont les enjeux seront de réévaluer, à l’aune d’une méthodologie nouvelle que ce colloque cherchera à bâtir, les critères qui ont longtemps prévalus dans la reconstruction de l’art scénique du passé.

Axes de recherches
Au regard de la problématique posée, plusieurs pistes s’offrent à la réflexion :

I. Les sources
On s’intéressera, par exemple, aux sources à partir desquelles le chercheur reconstruit l’art scénique du passé. Livrets de scène, iconographies, partitions musicales, chorégraphiques et scéniques, dossiers de presse, rapports de censure, maquettes de décors et de costumes, témoignages de contemporains, journaux intimes, correspondances, objets et accessoires divers, sont autant de documents précieux pour l’historien des spectacles, mais que l’historiographie a longtemps ignorés. On cherchera alors à montrer en quoi l’exploitation d’une source, surtout insolite, peut éclairer, voire réévaluer la connaissance d’une pratique scénique en particulier. Cette démarche s’inscrira dans une perspective plus large qui consistera à identifier les répercussions que l’analyse d’un document peut avoir sur l’histoire d’un genre ou d’une discipline artistique telle qu’elle demeure aujourd’hui conceptualisée.

II. La périodisation
Le problème de la périodisation en histoire sera également posé. On s’interrogera par exemple sur les qualificatifs « baroque », « classique » ou « romantique » appliqués à la danse, à la musique ou au théâtre. On cherchera à dater l’apparition de ces termes et à expliquer en quoi ils ont pu paraître opérants, à un moment donné, pour caractériser un courant esthétique, une forme, un ensemble d’œuvres en particulier. On pourra également réfléchir sur la périodisation imposée en histoire par les dates de publication des traités théoriques. En réservant une attention particulière aux manifestes (qui ne sont pourtant qu’une source historiographique parmi tant d’autres), les historiens ont souvent fait se correspondre théorisation et innovation. Une absence de théorisation ne prouve pourtant pas nécessairement un défaut d’innovation, et inversement. En identifiant les enjeux de ces théorisations, on cherchera alors à déterminer en quoi un traité théorique a pu faire date dans l’histoire des spectacles et conduire les historiens à établir des périodisations qui ne sont pas forcément cohérentes pour rendre compte des enjeux esthétiques, sociaux et politiques qui ont motivé la production scénique d’une époque.

III. Les taxinomies
La question des taxinomies (et des hiérarchies qui en découlent) pourra également former l’enjeu d’une étude particulière. On s’attachera, par exemple, à montrer en quoi les pouvoirs politiques, souhaitant codifier la pratique scénique, ont pu imposer des classifications entre genres « nobles » et genres « bas », entre spectacles « pour l’élite » et spectacles « pour le peuple », que les historiens ont ensuite reprises à leur compte sans chercher à les déstabiliser. On pourra aussi interroger la notion de « chef d’œuvre » et analyser en quoi certaines œuvres, une fois consacrées, ont pu servir à créer de nouvelles classifications en s’édifiant comme les modèles à partir desquels ont été analysées toutes les productions d’une époque. On pourra enfin réfléchir sur la question de la postérité et expliquer en quoi certains dramaturges et chorégraphes ont pu être élevés au rang des « grands auteurs » au détriment d’autres, relégués de fait dans la catégorie des artistes secondaires ou mineurs.

IV. Les disciplines
On s’attachera enfin à montrer combien l’interdisciplinarité entre théâtre, danse et musique peut enrichir la connaissance des pratiques scéniques françaises des XVIIe-XIXe siècles. On analysera, par exemple, la fonction dramaturgique d’une musique de scène ou d’une danse intégrée dans un drame ou une comédie. On pourra également mettre en perspective la façon dont l’esthétique du ballet a pu être renouvelée au contact des genres dramatiques, et inversement (par exemple, les influences réciproques du ballet-pantomime et de la féerie/mélodrame dans les premières décennies du XIXe siècle). Dans tous les cas, il s’agira de mettre en perspective la façon dont la séparation du théâtre, de la danse et de la musique en disciplines distinctes a pu conduire l’historiographie à occulter certaines caractéristiques esthétiques, pourtant essentielles à une meilleure compréhension de ces formes.

Les propositions de communication (un titre, 15 lignes de présentation et une bio-bibliographie) sont à envoyer avant le 31 mars 2008 à Marina.Nordera@unice.fr  et à Roxane.Martin@unice.fr

Une réponse vous sera donnée pour le 30 avril 2008.

L’organisation prendra en charge l’hébergement et les repas pendant toute la durée du colloque.

Roxane Martin est Maître de Conférences en études théâtrales à l’Université de Nice.
Marina Nordera est Professeur en danse à l’Université de Nice.

Notes :
1. A laquelle succèderont les créations de l’Académie de la Danse (1661) et de l’Académie Royale de Musique (1669).

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